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Versement libératoire de l’impôt : faut-il l’activer quand on est cordiste indépendant ?

Cordiste indépendante faisant sa comptabilité à domicile avec une calculatrice et des factures.

Quand tu bosses en hauteur, t’as autre chose à penser que ta fiscalité. Pourtant, en tant que cordiste indépendant sous le statut de micro-entrepreneur, tu vas devoir faire un choix fiscal important : optez ou non pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu (VFL).
Pas de panique, on t’explique tout ça, version chantier-friendly.


⚙️ Le versement libératoire, c’est quoi au juste ?

En micro-entreprise, tu es soumis à deux régimes :

  • Le micro-social (cotisations sociales prélevées sur ton chiffre d’affaires)
  • Le micro-fiscal, par défaut, c’est-à-dire que ton revenu est intégré dans le calcul de ton impôt sur le revenu.

Mais il existe une option alternative : le versement forfaitaire libératoire (VFL). En gros, tu paies ton impôt en même temps que tes cotisations sociales, chaque mois ou chaque trimestre, directement à l’Urssaf.

👉 Résultat : pas de surprise en fin d’année. Et pas de régularisation à l’impôt sur le revenu l’année suivante. C’est clean, prévisible, et plutôt pratique quand on débute.


✅ Qui peut bénéficier du versement libératoire ?

Tu dois remplir deux conditions principales :

1. Avoir un revenu fiscal modeste

Ton revenu fiscal de référence (RFR) de l’avant-dernière année (2023 si on est en 2025) ne doit pas dépasser 28 797 € par part de quotient familial.
Exemples :

  • Tu es célibataire → max 28 797 €
  • En couple → max 57 594 €
  • En couple avec un enfant → max 71 992 €

(Les demi-parts et quart de parts viennent augmenter un peu le plafond.)

2. Rester dans les plafonds de chiffre d’affaires micro-entreprise

Soit :

  • 77 700 € pour les prestations artisanales (donc toi, cordiste).
  • 188 700 € si tu fais de la vente (mais c’est rare dans ton cas).

🧾 Comment activer le versement libératoire ?

Deux cas possibles :

🔹 Tu es déjà micro-entrepreneur

Tu dois faire la demande avant le 30 septembre pour qu’elle s’applique l’année suivante (1er janvier).

🔹 Tu viens de te lancer

Tu as 3 mois après la création de ton activité pour demander l’option VFL.

📍 La demande se fait directement sur ton espace Urssaf. Simple comme un clic.


📊 Quels sont les taux appliqués aux cordistes en 2025 ?

En tant que prestataire de services artisanaux, ton imposition en micro-entreprise avec le versement libératoire se décompose comme suit :

  • Cotisations sociales : 24,6 % du chiffre d’affaires
  • Impôt sur le revenu (VFL) : 1,7 % du chiffre d’affaires
    👉 Total à payer : 26,3 % de ton CA

💡 Exemple rapide :
Si tu factures 5 000 € en janvier, tu paieras 1 315 € à l’Urssaf (5 000 x 26,3 %), tout compris.

⚠️ À savoir :
Si tu fais 0 € de chiffre d’affaires, tu ne paies rien.
Mais tu dois toujours déclarer tes recettes (même nulles), chaque mois ou trimestre.


🧾 Faut-il quand même faire une déclaration de revenus ?

Oui ! Même avec le VFL, tu dois continuer à faire ta déclaration annuelle sur impots.gouv.fr.
Tu y indiques juste ton chiffre d’affaires total de l’année, dans la case dédiée aux micro-entrepreneurs ayant opté pour le versement libératoire.

👉 Pas d’impôt supplémentaire à payer : cette info sert juste à calculer ton revenu fiscal de référence, qui entre dans d’autres calculs (allocs, taux d’impôt perso, etc.).


🚪 Et si tu veux sortir du versement libératoire ?

Tu peux changer d’avis ! Pour quitter le VFL, tu dois faire la demande avant le 30 septembre, pour une sortie effective au 1er janvier suivant.

Le VFL s’arrête aussi automatiquement si :

  • Tu dépasses les plafonds de CA micro-entreprise
  • Ton revenu fiscal devient trop élevé
  • Tu passes à un régime réel d’imposition

🧠 En résumé : le versement libératoire, bonne idée pour un cordiste ?

✔️ Oui, si tu veux de la simplicité : tout est prélevé en une seule fois, tu maîtrises mieux ta trésorerie, pas de mauvaise surprise fiscale.
Non, si tu gagnes peu ou que ton taux d’imposition personnel est très faible : dans ce cas, le VFL pourrait te faire payer plus d’impôts que le régime normal.

👉 L’idéal, c’est de faire une simulation, selon ton chiffre d’affaires prévisionnel et ta situation familiale. Tu peux même demander conseil à un comptable (ou à ton centre d’impôts).


🧷 À retenir : le versement libératoire en bref

C’est quoi ?
Une option qui te permet de payer ton impôt en même temps que tes cotisations Urssaf, chaque mois ou trimestre. Simple et sans surprise.

Pour qui ?
Uniquement pour les micro-entrepreneurs dont le revenu fiscal ne dépasse pas 28 797 € par part (RFR de l’avant-dernière année).

Combien ça coûte ?

  • 21,2 % de charges sociales
  • 1,7 % d’impôt (VFL)
    Soit 22,9 % de ton chiffre d’affaires pour un cordiste freelance.

Comment l’activer ?

  • Avant le 30 septembre pour l’année suivante
  • Ou dans les 3 mois après la création de ton activité

Et si tu veux arrêter ?
Tu peux sortir du dispositif à tout moment (avant le 30/09), ou automatiquement si tu dépasses les seuils.

💡 Toujours déclarer, même si tu n’as rien encaissé. Zéro chiffre d’affaires ≠ zéro paperasse.


✍️ Le mot de la fin

En tant que cordiste freelance, tu grimpes plus que tu ne grattes du papier — et on te comprend ! Mais bien choisir ton régime fiscal dès le départ peut vraiment faire la différence sur ta trésorerie.

Alors, VFL ou pas ? À toi de voir. En tout cas, maintenant tu sais exactement de quoi il s’agit.

👉 Et si tu veux aller plus loin dans ton aventure de cordiste indépendant, viens faire un tour sur notre page d’accueil pour découvrir comment notre plateforme peut t’aider à trouver des missions, développer ton réseau et monter encore plus haut !.

source : impots.gouv

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